Merle noir

Ailes déployées et plumes écartées, ce merle mâle savoure un agréable bain de soleil.


Moineau domestique

En se baignant dans une flaque, le moineau domestique se rafraîchit. Le bain sert aussi à l’entretien de son plumage.

De nombreux oiseaux se réchauffent le matin aux premiers rayons de soleil. Pour eux, des températures estivales se situant entre 20 et 25 °C sont idéales. Par exemple, les jeunes vanneaux huppés, qui, peu après l’éclosion, quittent déjà leur nid situé à même le sol dans les champs et les prairies humides, peuvent longuement s’adonner à la recherche de nourriture. Pourtant, ce n’est que vers deux ou trois semaines que les poussins développent la capacité, indispensable à leur survie, de maintenir leur chaleur corporelle. Jusque-là, les parents les réchauffent durant la nuit, voire le jour, selon le temps qu’il fait. Pendant les journées fraîches, les petits se blottissent dans le plumage des adultes. Durant ce laps de temps, ils ne peuvent chercher de nourriture. Les oisillons peuvent survivre un à deux jours sans manger grâce aux réserves du vitellus. Mais leurs chances de survie diminuent lors des vagues de froid de plusieurs jours. En effet, les petits ne grandissent et ne se développent que s’ils peuvent trouver une nourriture abondante.

Même sous nos latitudes, les températures de plein été sont trop élevées pour la plupart des espèces d’oiseaux. Ils se protègent de la chaleur excessive en se déplaçant peu durant les heures chaudes et en restant à l’ombre. Ils remettent leurs activités au matin et au soir. Comme les oiseaux n’ont pas de glandes sudoripares, ils ne peuvent transpirer. Néanmoins, ils sont capables d’éliminer de l’eau par la peau, laquelle, en s’évaporant, rafraîchit leur corps. Ils hérissent leur plumage à cet effet, de façon à exposer leur peau au vent, ou ils se rafraîchissent en haletant par la gorge. Un bain dans une flaque d’eau peu profonde leur apporte aussi une fraîcheur bienvenue. Les oiseaux dont le nid est exposé au soleil dispensent de l’ombre à leurs petits en déployant leurs ailes comme un parasol. Les cigognes apportent de l’eau à leurs petits jusqu’au nid.

Vitamine D3 et lumière du soleil


Outre la chaleur bienfaisante qu’elle procure, la lumière du soleil est indispensable à la synthèse d’une vitamine essentielle, la vitamine D3. Chez les humains, elle est produite dans la peau sous l’effet des rayons ultraviolets du soleil, ce qui est impossible chez les oiseaux dont la peau est couverte de plumes. Les oiseaux ont recours à une adaptation sophistiquée. Les composants nécessaires à la formation de la vitamine D3 circulent dans le sang des oiseaux et se concentrent dans les sécrétions de la glande du croupion. Quand l’oiseau s’en sert pour graisser ses plumes, le précurseur de la vitamine D3 est lui aussi exposé aux rayons ultraviolets. Si l’oiseau se nettoie à nouveau, le précurseur de la vitamine (prévitamine D) retourne à l’intérieur du corps. Foie et reins le transforment en vitamine D3, qui, avec le phosphore et le calcium, est essentielle à la constitution des os.