Publications

    

    Pradervand, J.-N. (2017)

    Monitoring et conservation des populations de Petits-ducs scops en Valais - Bilan de la saison 2016.

    Further information

    Station ornithologique Suisse, Antenne valaisanne, Sion

    Contact

    jean-nicolas.pradervand@vogelwarte.ch

    Résumé

    Le Petit-duc scops est un des nicheurs les plus rares de Suisse. Ses effectifs ont plongé drastiquement entre les années 1970 et les années 1990. Dès lors, et suite à des nombreux projets de conservation, l’espèce recolonise petit à petit ses territoires ancestraux. Les populations restent cependant fragiles et nécessitent des conditions écologiques particulières, le plus souvent liées à une agriculture extensive allant souvent à l‘encontre des pratiques actuelles. Le monitoring de 2015 a été complété par une recherche active des Petits-ducs dans les sites traditionnels ou historiques afin de pouvoir dresser un bilan 2015-2016 le plus complet possible. Au final en 2016, 28 chanteurs de Petits-ducs se cantonnent entre Sion et Brig avec au minimum 14 couples, dont 1 établi en ville de Sion. La saison de reproduction semble avoir été bonne avec 12 jeunes à l’envol contrôlés dans 3 nichoirs. Un travail de master se focalisant sur l’habitat des Petits-ducs a permis de quantifier les ratios de surfaces ouvertes (herbages) ou forestières nécessaires à l’établissement d’un couple et de cibler les herbages les plus importants ainsi que les surfaces nécessaires au maintien des Petits-ducs. Parmi les variables les plus importantes qui expliquent la présente du Petit-duc scops, on trouve la quantité de zones ouvertes et de forêts ainsi que la proximité aux sites traditionnels. Ils ont en effet besoin d’une matrice paysagère comprenant environ 75-90 % de zones ouvertes. Parmi les différentes tailles de territoire testées, une surface de 20ha répond mieux pour définir la présence ou l’absence d’un chanteur, tandis que la fréquence d’occupation des sites, dépend quant à elle, de la présence d’Arrhénatherion extensif (environ 1ha par territoire) et de 5 % d’ourlets boisés permettant chasse et nidification. Ces résultats sont encore à valider par de nouvelles données afin de renforcer les statistiques mais permettent déjà de mieux comprendre l’écologie de l’espèce. Suite à ces résultats, des mesures concrètes vont être prises afin de revitaliser plusieurs sites du coteau de Sion dans le courant 2017-2018.