Aires de repos pour les oiseaux migrateurs

    Peu d'oiseaux passent toute leur vie au même endroit. A la fin de l'été, la majorité quittent la région où ils nichent pour des quartiers d'hiver qui peuvent ne se trouver qu'à quelques kilomètres.

    Un migrateur typique se déplace régulièrement entre un lieu de nidification et un ou plusieurs quartiers d'hiver. Ce voyage s'étend souvent sur des centaines de kilomètres jusqu'à la Méditerranée ou même, pour les migrateurs au long cours, sur des milliers de kilomètres jusqu'en Afrique.

    En tenant compte des haltes, les migrateurs à courte distance parcourent environ 50 km par jour. Leur voyage dure quelques semaines. Celui des oiseaux qui passent l'hiver en Afrique s'étend sur deux à trois mois; ils font en moyenne 70 km par jour. Dans les quartiers d'hiver, de nombreuses espèces se déplacent encore sur des centaines de kilomètres.

    La vie d'un oiseau migrateur est très mouvementée. Beaucoup de canards ou de limicoles ne passent que quelques semaines dans le Grand Nord pour s'y reproduire; le reste de l'année ils sont en route quelque part entre la Sibérie et l'Afrique du Sud.

    Quand nous essayons de nous imaginer les difficultés que doit surmonter un oiseau migrateur, nous pensons d'abord aux problèmes d'orientation ou au passage fatiguant des hautes montagnes et de la mer ou à la traversée du désert. Cependant, il est souvent tout aussi important pour un migrateur de trouver, au cours de son voyage ainsi que dans ses quartiers d'hiver, des espaces où il puisse faire halte, se nourrir, reconstituer ses réserves énergétiques, s'abriter de ses ennemis et muer son plumage. Ce sont de tels endroits que nous appelons lieux d'escale.

    Des lieux d'escale appropriés sont d'une importance vitale pour les oiseaux migrateurs; or, ils sont de plus en plus menacés. Leur protection est particulièrement difficile, car un seul oiseau a besoin de beaucoup de tels sites répartis sur une immense surface. Il suffit que l'un d'entre eux soit supprimé pour mettre en question la survie de l'oiseau. Jusqu'à présent on a surtout protégé les lieux de nidification. Leur conservation doit rester une priorité, car en effet de nombreuses espèces les exploitent aussi pendant la migration. D'autres ont besoin de lieux d'escale particuliers qui diffèrent des biotopes où elles nichent. Ainsi, les canards et les limicoles ont besoin de grandes étendues d'eau ou de vasières.

    Impressum

    © Schweizerische Vogelwarte Sempach
    Das Kopieren mit Quellenangabe ist erwünscht.