L’atlas des oiseaux nicheurs 2013-2016 en ligne

    Pour la première fois dans l’histoire de l’atlas des oiseaux nicheurs de Suisse, tout le contenu de l’édition 2013-2016 sera disponible en ligne, vraisemblablement en début d’année 2019. Pour que la présentation des contenus et des cartes soit agréable, le site internet de la Station ornithologique bénéficiera d’adaptations techniques.

    On accède aux données par la page d’acceuil www.vogelwarte.ch/atlas.
    On accède aux données par la page d’acceuil www.vogelwarte.ch/atlas.
    L’écran divisé permet de comparer les cartes de densité de deux espèces, comme ici celles de la fauvette à tête noire et de la fauvette des jardins.
    L’écran divisé permet de comparer les cartes de densité de deux espèces, comme ici celles de la fauvette à tête noire et de la fauvette des jardins.
    Les pages « Focus » permettent aussi d’accéder à l’atlas en ligne.
    Les pages « Focus » permettent aussi d’accéder à l’atlas en ligne.

    L’époque a beau être celle de la numérisation, la Station ornithologique édite encore de volumineux ouvrages, tel le nouvel atlas des oiseaux nicheurs 2013-2016. Pourtant, celui-ci n’est pas destiné à rester « uniquement » un beau livre, puisque ses contenus et ses cartes seront également accessibles en ligne. La Station s’attèle ainsi depuis trois ans à concrétiser la présentation imminente des données atlas dans une version en ligne. Le défi consiste à améliorer la base de données en ligne « Les oiseaux de Suisse », très utilisée par le grand public, et à la compléter par les nouvelles connaissances issues de l’atlas.

    Le grand nombre de cartes tirées de l’atlas des oiseaux nicheurs a vite pointé les limites des moyens techniques actuels pour les représenter agréablement et rapidement. Une nouvelle technique de visualisation des cartes est donc en cours de développement pour le site internet. D’autres cartes profiteront de ces innovations : l’actualisation de celles des recensements des oiseaux d’eau, par exemple, sera désormais plus rapide. La nouvelle application rendra en outre plus concrets les avantages du numérique : les utilisateurs pourront plus aisément basculer entre les différents types de cartes, les espèces et les périodes, et les possibilités d’interactions seront nombreuses. On pourra par exemple chercher les villes et les villages sur les cartes et faire apparaître les sites à ce niveau. Le nombre moyen de couples nicheurs d’une colonie sur les cartes atlas 2013-2016 pourra aussi être affiché par un simple clic. Autre innovation intéressante : la possibilité de partager les cartes en deux pour voir deux espèces côte à côte et les comparer. Une fonction d’exportation permettra d’enregistrer sous forme d’images les cartes affichées.

    Mais ce n’est pas tout : en plus des cartes, l’ensemble du contenu du livre sera disponible en ligne ! On y accédera par une « page spéciale espèce » à partir de la page www.vogelwarte.ch/atlas qui présentera toutes les espèces en image et avec une courte description. Les espèces pourront être filtrées selon divers critères tels que leur habitat ou leur statut dans la Liste rouge. Des pages appelées « Focus » permettront aussi d’accéder aux résultats livrés par l’atlas. Ces pages « Focus » traiteront de thèmes ayant trait à l’écologie des oiseaux à un niveau plus global, concernant plusieurs espèces. Les pages « Focus » disponibles pourront être filtrées selon différents thèmes. Ainsi sera-t-il possible d’afficher sélectivement les pages qui traitent des zones cultivées, par exemple. La version mise à jour des « Oiseaux de Suisse » et le site internet de l’atlas mettent ainsi à disposition – tant du grand public que des connaisseurs de l’avifaune – un riche ouvrage de référence numérique, simple d’utilisation et de belle facture. La présentation compacte de toutes les informations de chaque espèce sur une double page, comme dans la version papier, ne sera cependant pas possible dans la version en ligne.

    Tout comme les oiseaux qu’il décrit, l’atlas n’a pas vocation à se cantonner à l’intérieur des frontières nationales, bien au contraire : afin de favoriser l’échange avec l’étranger, l’ensemble de l’atlas sera disponible en ligne également en anglais, en plus de trois langues nationales (allemand, italien et français). On pourra consulter l’atlas en ligne sous www.vogelwarte.ch/atlas, vraisemblablement dès le début de l’année 2019. Ce lien donne d’ores et déjà des informations dignes d’intérêt sur le livre, telles qu’une petite vidéo explicative notamment.