Sur les traces du moineau des cimes (12.03.2019)

    Chacun connaît le moineau domestique, mais qui a déjà rencontré sa cousine montagnarde, la niverolle alpine ? Comme les effectifs de cette dernière déclinent et que l’on en sait peu sur sa biologie, la Station ornithologique a démarré un projet pour mieux comprendre les besoins de cette habitante de la haute montagne.

    La niverolle alpine est une proche parente du moineau domestique, beaucoup plus connu. Elle est robuste et bien adaptée aux rudes conditions de haute montagne.
    La niverolle alpine est une proche parente du moineau domestique, beaucoup plus connu. Elle est robuste et bien adaptée aux rudes conditions de haute montagne.
    photo © Marcel Burkhardt Image en qualité d’impression
    Cette idylle montagnarde au col de la Furka est l'habitat de la niverolle alpine.
    Cette idylle montagnarde au col de la Furka est l'habitat de la niverolle alpine.
    photo © Fränzi Korner Image en qualité d’impression
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    Sempach. – Les moineaux n’ont pas seulement conquis nos villes et villages. En Suisse, ils comptent aussi une véritable montagnarde parmi eux: la niverolle alpine. Mais aussi robuste et parfaitement adaptée aux rudes conditions de haute montagne qu’elle soit, la niverolle a vu ses effectifs décliner ces 20 dernières années.

    Un déclin particulièrement inquiétant, puisque ses causes sont encore inconnues et que l’on en sait encore peu sur la biologie du « moineau des cimes ». Le réchauffement climatique joue vraisemblablement un certain rôle car le déclin est plus prononcé en dessous de 2400 m qu’en dessus, comme le révèle le récent atlas des oiseaux nicheurs de la Station ornithologique suisse.

    Les ornithologues de Sempach cherchent maintenant à mieux connaître la niverolle alpine, ses exigences en matière d’habitat et ses adaptations pour la survie en montagne. « Ces résultats aideront à comprendre comment l’espèce réagira aux changements de son environnement et à élaborer des stratégies de conservation efficaces », explique Fränzi Korner, cheffe de projet. La montagne exige aussi des chercheurs une certaine robustesse: la neige et le froid les accompagnent constamment lors de leurs prospections en terrains difficiles. « Nous faisons volontiers ces efforts pour la niverolle, et puis, nous sommes aussi récompensés de notre peine par des paysages à couper le souffle » ajoute Christian Schano, doctorant dans le projet.

    Entre 6000 et 9000 couples de niverolles alpines nichent en Suisse, soit environ 15% de la population européenne. Notre pays a donc une responsabilité internationale à l’égard du plus montagnard de nos moineaux.

    Pour en savoir plus

    Sophie Jaquier
    Station ornithologique suisse
    6204 Sempach
    Tél. 041 462 97 98
    sophie.jaquier@vogelwarte.ch