Où niche l’effraie des clochers ? (03.05.2016)

    La dernière ligne droite des travaux de l’atlas des oiseaux nicheurs 2013–2016 a commencé. Pourtant, l’effraie des clochers manque à l’appel en plusieurs endroits du pays. La discrète chasseuse de souris en a-t-elle disparu ou ne l’avons-nous simplement pas trouvée ? Pour cette dernière saison d’atlas, la Station ornithologique de Sempach demande de l’aide aux agricultrices et agriculteurs.

    Il faut être bien chanceux pour faire une si belle observation de l’effraie des clochers en plein jour. Elle n’est généralement active que dès le crépuscule.
    Il faut être bien chanceux pour faire une si belle observation de l’effraie des clochers en plein jour. Elle n’est généralement active que dès le crépuscule.
    photo © Mario Böni Image en qualité d’impression
    Ses pelotes de réjections révèlent la présence de l’effraie dans une ferme. De forme allongée et gris-foncé, les pelotes gisent sous les perchoirs et les nichoirs du rapace nocturne. Fraîches, elles sont recouvertes d’un couche luisante. Un fois ouvertes, on reconnait les poils et les os de ses proies.
    Ses pelotes de réjections révèlent la présence de l’effraie dans une ferme. De forme allongée et gris-foncé, les pelotes gisent sous les perchoirs et les nichoirs du rapace nocturne. Fraîches, elles sont recouvertes d’un couche luisante. Un fois ouvertes, on reconnait les poils et les os de ses proies.
    photo © Marcel Burkhardt Image en qualité d’impression
    L’utilisation gratuite est autorisée exclusivement dans le cadre de ce communiqué de presse. Une identification correcte du photographe est requise.

    Sempach. – 3500 souris. C’est ce qu’un couple d’effraies des clochers capture pour élever une nichée de six jeunes. Le reste de l’année, les parents en dévorent encore le même nombre. Pas étonnant que l’effraie soit une sous-locatrice qui a la cote ! Pour nidifier, elle a une prédilection pour les nichoirs dans les bâtiments agricoles et en particulier dans les granges. Elle chasse ses proies le long de structures extensives telles que les jachères, les bordures de champs et les prairies fleuries.

    La discrète effraie ne se laisse pourtant que rarement observer. Généralement, elle révèle sa présence par un cri rauque à en glacer le sang ou par ses traces : des pelotes de réjection sous un nichoir ou un perchoir sont le signe que l’effraie habite une ferme. Ces pelotes contiennent les parties indigestes des proies, que la chouette régurgite sous cette forme.

    Dans le cadre des recensements d’oiseaux nicheurs entre 2013 et 2016, la Station ornithologique de Sempach aimerait connaître le nombre d’effraies en Suisse, et où celles-ci nichent. Dans certaines régions pourtant, les bénévoles n’ont pu observer à ce jour aucune ou seulement très peu d’effraies. L’incertitude subsiste quant aux raisons : le rapace nocturne passe-t-il inaperçu, a-t-il souffert des hivers rudes, a-t-il même disparu de certaines régions de Suisse ? La Station ornithologique veut en savoir plus et demande aux agricultrices et agriculteurs de l’informer des nichées d’effraies dans leur domaine.

    Signaler une observation
    Si, ces dernières semaines, vous avez observé une effraie des clochers dans les environs d’une ferme, entendu son cri rauque pendant la nuit ou trouvé un pelote de réjection fraîche, vous pouvez le signaler à la Station ornithologique au 041 462 97 76 ou à info@vogelwarte.ch en mentionnant la date et le lieu exact de l’observation.
    Infos sur l’effraie des clochers et pour écouter son cri : www.vogelwarte.ch/effraie-des-clochers.

     

    Atlas des oiseaux nicheurs 2013–2016
    Dernière ligne droite des travaux de terrain pour l’atlas des oiseaux nicheurs. Cette année encore, plus de 3000 bénévoles de la Station ornithologique suisse prospectent bois et campagnes pour découvrir où nichent quelles espèces. Ce faisant, ils comptent aussi les oiseaux des fermes. Il pourrait donc arriver de découvrir quelqu’un les jumelles fixées sur une façade de bâtiment agricole, en train de compter les nids d’hirondelles. La Station ornithologique suisse est reconnaissante envers les agricultrices et agriculteurs de leur indulgence et compréhension.

    Pour en savoir plus

    Sophie Jaquier
    Tél. 041 462 97 98
    sophie.jaquier@vogelwarte.ch

    Prière de ne pas signaler d'observation à ce contact.