Oiseaux et trafic aérien

    Dans quelle mesure le trafic aérien perturbe-t-il l'avifaune ?

    Objectifs

    Il est souvent question des nuisances sonores provoquées par les avions au détriment des êtres humains, mais on connaît moins les répercussions du trafic aérien sur les animaux. C'est pourquoi la Station ornithologique de Sempach a étudié le potentiel perturbateur du trafic aérien sur l'avifaune.

    Procédé

    Dans une première phase, 190 études sur les nuisances de l'aviation civile et militaire ont été évaluées ?

    Dans une seconde phase, la réaction des oiseaux d'eau survolés par des petits avions et des hélicoptères à différentes altitudes a fait l'objet d'une étude expérimentale.

    Importance

    Les résultats doivent contribuer à mieux protéger les territoires des oiseaux d'eau, en désignant des zones interdites au vol en basse altitude le long des rives sensibles.

    Résultats

    Les vols à une altitude inférieure à 450 m au-dessus du sol ont provoqué des réactions de fuite manifestes chez les canards, alors que les vols plus élevés n'ont eu aucune incidence visible. Les oiseaux d'eau ont réagi de manière plus sensible aux hélicoptères qu'aux avions. Les objets bruyants qui apparaissent de manière soudaine dans le ciel se révèlent particulièrement perturbateurs.

    Responsable de projet

    Felix Liechti, Stefan Werner

    Partenaire

    Office fédéral de l'aviation civile (OFAC)
    Office fédéral de l'environnement (OFEV)

    Publications

    Komenda-Zehnder, S. & B. Bruderer (2002):
    Einfluss des Flugverkehrs auf die Avifauna. Literaturstudie.