Depuis 1990, les effectifs du bruant proyer en Suisse ont baissé d’environ 80 %. Déjà classée comme espèce « vulnérable » dans la liste rouge en 2010, il désormais au bord de l’extinction. Actuellement, seuls 100 couples nichent dans quelques régions suisses. Nichant au sol en milieu agricole, le bruant proyer est tributaire de surfaces richement structurées, extensives et fauchées tardivement. Il utilise volontiers les jachères florales comme lieu de nidification. L’approfondissement des connaissances en matière d’écologie de l’espèce et les mesures de conservation spécifiques, notamment sur les sites de reproduction restants en Suisse, devraient empêcher la disparition du bruant proyer.
Le chant du bruant proyer se fait rare en Suisse. Nichant au sol, l’espèce est tributaire de surfaces extensives fauchées tardivement et s’installe volontiers dans les jachères florales riches en insectes ou les prairies extensives.
De la taille d’un étourneau, le discret bruant proyer tire profit de la végétation surannée, des buissons et des petites structures pour surveiller son territoire.
De couleur jaune paille, les jeunes oiseaux tout juste sortis du nid ont un plumage contrasté. Le succès de reproduction des couples nicheurs en Suisse est méconnu.
Le bruant proyer peut nicher en toute tranquillité sur les surfaces extensives telles que cette bande en friche dans la Champagne genevoise.
Collaboratrices et collaborateurs
Espèces concernées
Conservation des espèces
Le programme de conservation des espèces coordonne le développement, l’amélioration et la diffusion de mesures en faveur d’espèces d’oiseaux prioritaires pour lesquelles la seule protection des habitats ne suffit pas. En collaboration avec BirdLife Suisse et l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), l’unité coordonne le « Programme de conservation des oiseaux en Suisse ».