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Mesures en faveur du Petit-duc scops – Période RPT 2020-2024: Rapport de clôture

Pradervand, Jean-Nicolas
Lingua
fra
Anno di pubblicazione
2025


Riepilogo

Le paysage du Valais a subi de profondes transformations depuis le 20e siècle, avec l’urbanisation croissante de la plaine et des coteaux, la disparition des prairies et vergers, et l’intensification de l’agriculture. Ces changements ont fortement impacté la biodiversité, notamment le Petit-duc scops, un hibou autrefois en danger d’extinction. Depuis 2018, l’espèce connaît une progression en Valais, bien que ses populations principales restent limitées à trois zones (coteaux de Sion, Viège et Brigue) et que celles de plaine continuent de diminuer. Pour favoriser sa conservation, deux stratégies ont été mises en place : des mesures ciblées sur le terrain qui sont financées par les RPT 2020-2024 et la prise en compte de l’espèce dans un concept spatial pour les futurs plans d’affectation de zones (69 rapports transmis aux communes). Les mesures sur le terrain se sont focalisées sur une zone principale sur la commune de Grimisuat, ainsi que sur l’entretien d’une zone précédemment traitées à Arbaz. Pendant la période RPT précédente, des terrasses envahies par la végétation y ont été restaurées sur 0,35 ha, avec la plantation de 18 arbres fruitiers, favorisant la nidification du Petit-duc et le retour d’autres espèces liées aux herbages extensifs. À Grimisuat, le site principal des mesures pour la période RPT, trois zones (3,5 ha au total) ont été rouvertes par coupe d’arbres et broyage des souches, récupérant plus d’un hectare de prairies sur des zones en cours de reforestation et permettant ainsi d’éclaircir une zone qui était devenue très cloisonnée. Ces surfaces ont été ensemencées avec des graines locales (fond de grange, fleur de foin) pour restaurer une végétation adaptée. Un suivi ainsi qu’un entretien ciblé restent nécessaires pour limiter la repousse des ligneux et gérer l’évolution des prairies sur ces prochaines années. Ces efforts visant à maintenir des habitats favorables au Petit-duc et à d’autres espèces liées aux milieux ouverts permettent de créer des compétences locales dans la restauration de prairies qui pourront être utiles ces prochaines années, notamment en lien avec les propositions de mesures liées aux plans d’affectation de zones.

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