Protection du Vanneau huppé dans le Chablais valaisan: Saison 2024
Abstract
Depuis 2014, des mesures de protection du Vanneau huppé Vanellus vanellus sont mises en place pour favoriser le maintien et la reproduction de l’espèce dans le Chablais valaisan. Des parcelles agricoles y sont aménagées dans le cadre des réseaux écologiques, et des mesures de protection sont mises en place pour limiter l’impact des prédateurs terrestres sur les nichées. Ce programme de protection a permis le sauvetage de l’espèce, qui périclitait depuis les années 1990, puis son essor.
En 2024, les surfaces spécifiquement dédiées aux vanneaux atteignaient une superficie totale de 27 ha. Le nombre de couples nicheurs recensés dans la colonie des Barges a atteint 18, soit en légère diminution par rapport à l’année précédente. Avec un nombre total minimal de 19 jeunes ayant atteint l’âge de l’envol, le succès de reproduction s’est cependant avéré plus élevé. La moyenne étant de 1,05 jeunes à l’envol par couple, le taux minimum de 0,8 nécessaire pour le maintien de la population a donc été dépassé en 2024.
Le site voisin des Rigoles de Vionnaz n’a pas été occupé, pour la première fois depuis sa colonisation en 2018, et ce malgré la mise en place d’un dispositif d’attraction acoustique en cours de saison. Celui-ci a cependant permis d’enregistrer 24 événements de cris vérifiés sur six jours différents, sans qu’une réelle tentative d’installation n’ait pu être observée. Trois autres parcelles favorables jamais occupées jusqu’ici, et situées chacune à moins de 1,7 kilomètres de la colonie des Barges, ont également été munies d’un dispositif acoustique de façon alternée entre la fin février et le début juin. Cette méthode a permis d’enregistrer sur deux parcelles inédites un total de 44 événements de cris vérifiés sur quatre jours différents.
Finalement, un suivi de toutes les espèces d’oiseaux observées entre le 5 avril et le 28 mai sur les parcelles déclarées en « jachères vanneaux » a été effectué, indiquant que d’autres oiseaux pourraient également énéficier de ces parcelles spéciales, en premier lieu la Bergeronnette printanière Motacilla flava et l’Alouette des champs Alauda arvensis.
Seit 2014 werden Schutzmaßnahmen für den Kiebitz Vanellus vanellus im Chablais des Wallis ergriffen, um den Erhalt und die Fortpflanzung der Art zu fördern. Landwirtschaftliche Flächen werden innerhalb der ökologischen Vernetzungsprojekte umgestaltet, und es werden Schutzmassnahmen ergriffen, um den Einfluss von terrestrischen Raubtieren auf die Nester zu verringern. Dieses Schutzprogramm hat zum Überleben und Aufschwung der Art beigetragen, die seit den 1990er Jahren gefährdet war.
Im Jahr 2024 betrug die speziell für Kiebitze vorgesehene Fläche insgesamt 27 Hektar. Die Anzahl der brütenden Paare in der Kolonie Les Barges erreichte 18, was eine leichte Abnahme im Vergleich zum Vorjahr darstellt. Mit 19 flüggen Jungvögeln war der Fortpflanzungserfolg jedoch höher. Mit einer durchschnittlichen Zahl von 1,05 flüggen Jungvögeln pro Paar wurde somit der notwendige Mindestwert von 0,8 zur Erhaltung der Population im Jahr 2024 überschritten. Das benachbarte Gebiet Les Rigoles de Vionnaz blieb erstmals seit seiner Besiedlung im Jahr 2018 unbesetzt, obwohl während der Saison ein akustisches Anlockgerät installiert wurde. Dieses Gerät ermöglichte jedoch die Detektion von 24 bestätigten Rufereignissen an sechs verschiedenen Tagen, ohne dass ein tatsächlicher Ansiedlungsversuch beobachtet werden konnte. Drei weitere bisher nie besetzte, geeignete Flächen, die jeweils weniger als 1,7 Kilometer von der Kolonie Les Barges entfernt sind, wurden ebenfalls zwischen Ende Februar und Anfang Juni abwechselnd mit einem akustischen Gerät ausgestattet. Diese Methode ermöglichte die Registrierung von insgesamt 44 bestätigten Rufereignissen an vier verschiedenen Tagen auf zwei neuen Flächen.
Abschliessend wurde eine Überwachung aller zwischen dem 5. April und dem 28. Mai auf den als « Kiebitzbrachen » gemeldeten Flächen beobachteten Vogelarten durchgeführt, die zeigte, dass auch andere Vögel von diesen speziellen Flächen profitieren könnten, insbesondere die Schafstelze Motacilla flava und die Feldlerche Alauda arvensis.
Employees