Critères d´identification:
dessus gris; menton, gorge et haut de la poitrine noirs en été, blanchâtres en hiver; dessus des ailes rouge carminé et extrémités noires, avec deux séries de taches blanches; queue gris-noir avec taches blanches sur les côtés; long bec fin recourbé; femelle plus terne.
| Effectif en Suisse (Couples): 500-1000 | Liste rouge OFEV 2001:
non menacé |
Migration:
migrateur partiel |
| Taille (cm):
16 |
Poids (g):
15-20 |
Nombre d´oeufs:
3-5 |
| Site du nid:
anfractuosités rocheuses |
Durée d´incubation (jours): 18-20 | Durée de séjour au nid (jours): 21-26 |
| Nourriture:
insectes, araignées |
Groupe:
Passereaux |
Habitat:
montagne, falaises |
Tel un papillon aux ailes panachées de carmin, de blanc et de noir, un oiseau se déplace d'un vol hésitant devant la paroi d'une immense falaise. C'est un Tichodrome, dont la parure chatoyante anime le paysage gris terne, rude et figé de la haute montagne. Au posé, l'oiseau devient quasi invisible, sa couleur de pierre se confondant admirablement avec le milieu environnant. Agrippé à la roche, il chemine par bonds et glisse habilement son long bec recourbé dans la moindre faille pour y saisir les insectes engourdis. On peut détecter la présence du Tichodrome dans son domaine estival en sachant reconnaître son étonnant sifflet étiré, un "touiitii" ou "siiiyuu" de tonalité très élevée. Avec de la patience et de l'attention, on découvrira l'oiseau qui, grimpant, découvre par éclairs la splendeur de ses ailes. Il n'est jamais si beau que quand il se laisse descendre verticalement ailes déployées, comme un grand papillon de rochers. Proche parent des Grimpereaux, il ne possède pas toutefois leur longue queue rigide, qui sert de point d'appui dans les évolutions verticales. En Suisse, il niche surtout dans les Alpes, entre 900 et 2000 m, et, par endroits, dans le Jura. Il lui faut des falaises verticales, de préférence un peu humides. Après une transhumance vers les sommets en été, les Tichodromes redescendent en automne. En hiver, ils se dispersent dans les plaines avoisinantes ou vagabondent loin de leurs montagnes natales, descendant parfois sur le Plateau, o¨ on les observe notamment sur les vieux murs des bâtiments historiques.
