Projet de réseau écologique «Port-Valais & St-Gingolph» (VS): Etat initial et état visé
Zusammenfassung
Le projet de réseau écologique «Port-Valais & St-GIngolph» réunit neuf exploitations agricoles de plaine des communes de Port-Valais, Vouvry et Collombey-Muraz sur un périmètre de 378 ha, dont plus de 76 % en surface agricole utile (SAU). Il s’inscrit dans la nécessité d’adaptation aux nouvelles exigences de la Politique agricole 2014–2017, et dans la continuité logique des réseaux écologiques voisins «Les Barges» et «Collombey-Rigoles», mis récemment sur les rails.
Le périmètre s’étend de la plaine des Evouettes (herbages, grandes cultures et vignoble) à la zone de montagne 1, au-dessus du Bouveret/St-Gingolph. La situation initiale varie drastiquement en fonction du secteur considéré. L’ancienne plaine alluviale et marécageuse est aujourd’hui caractérisée par un paysage dominé par les grandes cultures intensives. Les relevés initiaux de l’avifaune, de l’entomofaune, et de la flore ont permis de montrer les déficiences du secteur en termes de biodiversité, et la densité souvent faible (voire très faible) des effectifs des espèces cibles et caractéristiques. En l’état actuel, celles-ci se replient essentiellement dans des surfaces humides reliques (en premier lieu la zone humide de Sous-Grammont, qui crisallise de nombreuses priorités de conservation et de revalorisation), et sur des structures parfois sises hors SAU, comme les canaux de drainage. Ce constat ne doit cependant pas occulter le très grand potentiel de cette région en termes de progression ou de retour d’espèces phares, notamment celles liées aux milieux humides. Dans les herbages de la zone de montagne 1, les valeurs botaniques existantes sont très élevées. Ici, l’avancée de la forêt, et dans une moindre mesure la prolifération de la Fougère aigle, constituent les menaces principales sur la biodiversité.
Les surfaces de promotion de la biodiversité (SPB) actuelles sont caractérisées par une part totale de 9,5 % de la SAU, équitablement répartie entre la plaine et la montagne, et une très faible portion de surfaces de qualité (moins de 1 % de la SAU en 2015). Le projet de mise en réseau s’est fixé comme objectifs l’augmentation des SPB dans certaines zones prioritaires (zones avec lacunes évidentes ou zones hautement prioritaires du point de vue de la conservation des valeurs existantes), et l’amélioration de leur connectivité et de leur qualité. Ce dernier but passe par la mise en place de nouveaux types de SPB en plaine (jachères, haies, ourlets) et par la réalisation de mesures à l’intention des espèces cibles et caractéristiques, principalement dans les secteurs de Sous-Grammont et de la zone de montagne 1. Au final, ces objectifs devraient pouvoir permettre d’atteindre une part globale de 14 % de la SAU du périmètre en SPB, ce qui constitue un saut significatif, essentiellement attribuable à l’explosion des SPB en zone de montagne 1 (50 % contre 8,5 % actuellement).
De nombreuses synergies potentielles existent entre le projet de mise en réseau et d’autres projets actuellement en cours ou en prévision dans le périmètre (compensation de la route de déviation des Evouettes, revitalisation de la Benna, etc.). L’augmentation de la part de SPB, l’amélioration de leur qualité et l’ajustement de leur disposition (les cours d’eau de plaine ou d’autres structures hors SAU jouant le plus souvent le rôle de points d’ancrage) doivent permettre une augmentation significative des effectifs cibles (15) et caractéristiques (15) à l’horizon de la première période du projet (2023).