Seasonal effects of farmer-managed livestock grazing exclusions on bird communities in Burkina Faso
Zusammenfassung
Anthropogenic activities such as livestock grazing and deforestation are primary causes of land degradation in drylands such as the Sahel Zone of Africa, threatening the livelihoods of rural communities and biodiversity. To restore degraded habitats, measures such as farmer-managed livestock grazing exclusion, where the native vegetation is protected and can naturally regenerate, have been implemented. Yet the benefits of such measures for biodiversity remain poorly understood, especially in regions that experience strong seasonality. Here, we used passive acoustic monitoring to study how livestock grazing exclusion affects the avifauna at the community and species level across the dry and wet seasons. Focusing on an NGO-driven initiative that has implemented a large network of small-scale farmer-managed grazing exclusions in Burkina Faso, we show that species richness and occurrence probability of most bird species were higher in grazing exclusions compared to control sites. These positive effects were more pronounced during the dry season, suggesting an ecological refuge effect when resources are limited. Despite overall positive effects on birds, we found species- and guild-specific responses to grazing exclusion with species positively or negatively affected. While grazing exclusions typically had negative effects on open-habitat specialists, frugivores, insectivores, species associated with woodlands, and Afro-Palearctic migratory species were winners. Grazing exclusions, even at small scale, show a great potential to combat desertification, reverse land degradation and halt biodiversity loss thereby being in line with the UN Decade on Ecosystem Restoration. Yet, we emphasize the need for further studies including a socioeconomic perspective to ensure durable benefits for rural communities.
Les activités anthropiques telles que l’élevage et la déforestation sont les principales causes de la dégradation des terres dans les zones arides telles que le Sahel en Afrique, menaçant les moyens de subsistance des communautés rurales et la biodiversité. Pour restaurer les terres dégradées, des mesures ont été mises en œuvre, telles que l’exclusion du bétail de certaines zones par les mises en défens, permettant ainsi à la végétation indigène de se régénérer naturellement. Cependant, les avantages de ces mesures pour la biodiversité restent mal compris, en particulier dans les régions qui connaissent une forte saisonnalité. Ici, nous avons utilisé la méthode dite de monitoring acoustique passif pour étudier comment les mises en défens affectent l’avifaune au niveau de la communauté et des espèces au cours des saisons sèches et humides. En nous concentrant sur une initiative menée par une ONG qui a mis en place un vaste réseau de mises en défens de petites tailles gérées par les agriculteurs au Burkina Faso, nous montrons que la richesse spécifique et la probabilité d’occurrence de la plupart des espèces d’oiseaux sont plus élevées dans les mises en défens par rapport aux sites témoins. Ces effets positifs étaient plus prononcés pendant la saison sèche, suggérant un effet de refuge écologique lorsque les ressources sont limitées. Malgré les effets positifs globaux sur les oiseaux, nous avons constaté que les effets des mises en défens étaient différents selon les espèces et les guildes, avec des espèces affectées positivement ou négativement. Alors que les espèces spécialistes des habitats ouverts étaient typiquement affectées négativement par les mises en défens, les frugivores, les insectivores, les espèces associées aux milieux boisés et les espèces migratrices afro‐paléarctiques étaient gagnantes. Les mises en défens, même à petite échelle, présentent un grand potentiel pour lutter contre la désertification et la dégradation des terres et stopper la perte de biodiversité, conformément à l’appel de la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes. Cependant, nous insistons sur la nécessité de mener des études plus approfondies, y compris avec une perspective socio‐économique, afin de garantir des avantages durables pour les communautés rurales.
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